Logo Journal L'Essor
2021 2020 2019 2018 2017 2016 2015 2014 2013
2012 2011 2010 2009 2008 2007 2006 + 100 ans d'archives !
Rechercher un seul mot dans les articles :
Article suivant Numéro suivant
Numéro précédent Article précédent   index de ce numéro

Juin 2016
La finance de l’ombre a pris le contrôle
Lu par : Edith Samba
Notre journal dans sa version "papier" ne contient pas de publicité, ni nos articles web des cinq dernières années. Toutefois nos archives et articles antérieurs à
5 ans (année 2016 et avant) peuvent en contenir. Les modestes revenus qui en découlent nous aident à maintenir ce site web.
(Essais et réglages en février/mars 2020)

La finance de l’ombre a pris le contrôle
Dominique Morisod et Myret Zaki
Éditions Favre
2016

Cet excellent ouvrage nous initie aux mécanismes de la finance, suite à la crise des subprimes en 2008, expliqué le plus clairement possible, malgré la difficulté des larges zones secrètes pratiquées par les outils financiers. Il est tout à fait intéressant de comprendre, avec les panamas papers en toile de fond, les diverses méthodes pour aspirer les liquidités débloquées par la Fed ou la Banque européenne en espérant alimenter l’économie réelle.

La finance de l’ombre ou shadow banking n’est pas une science-fiction, n’est pas directement bancaire mais bien accrochée à l’économie réelle, celle que l’on tente de mieux contrôler. Elle croît plus vite que la finance réglementée, dépasse le PIB de la planète, emballe des paquets de dettes de toutes sortes, entreprises, hypothèques, dans un titre financer, vendu aux investisseurs. C’est actuellement le taux zéro des banques centrales qui permet l’exponentialité des sommes engagées, l’usage de l’effet de levier provoquant l’extrême fragilité de l’édifice dans son entier. Ces spéculations sophistiquées qui sont menées, pouvant poser un risque systémique puisque pas soumis aux contraintes réglementaires, sont des gérants de fonds obligataires, des fonds spéculatifs, des courtiers négociants, des fonds d’investissement privé, des sociétés de prêt immobilier souvent actives dans la titrisation, des structures hors bilan créées par les banques.

Cette étude de moins de 200 pages donne des indications fort claires sur les méthodes opaques utilisées, le pouvoir des plus gros acteurs de créer des mouvements totalement artificiels pour gonfler leurs bonus. Cela donne une idée du chemin qui reste encore à parcourir, surtout avec M. Draghi pour aider…

Espace réservé : Rédaction
© Journal L'Essor 1905-2021   |   Reproduction autorisée avec mention de la source et annonce à la Rédaction  |       Corrections ?