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Février 2016    [54]
Quand va-t-on se décider à agir concrètement?
Auteur : Emilie Salamin-Amar

La décroissance, telle qu'on en parle dans les médias, n'est pas une fatalité. Le retour à l'âge de pierre, ou avant l'invention de l'électricité n'est pas inéluctable. Je me demande comment les experts de tous bords peuvent-ils prévoir un tel chambardement? Seraient-ils des voyants extralucides, des devins? Prédire un avenir aussi chaotique à long terme me laisse pantoise.

Comment se fait-il que l'on ne prenne pas en compte l'évolution de la science et des technologies? Qui peut savoir ce que nos chercheurs-trouveurs découvriront demain, dans un an ou dans dix ans? Les études et le constat de l'état de notre planète sont basés sur notre réalité d'aujourd'hui. Comment se fait-il que l'on puisse faire abstraction des découvertes qui verront le jour dans le proche avenir? Il n'y a pas si longtemps, personne n'avait imaginé que l'informatique, le réseau Internet et les communications sans fil prendraient une telle ampleur. Il y a 30 ans, un bon nombre de métiers actuels n’existaient pas encore. Il en est de même pour le futur. Il faut faire confiance à l'innovation et à l'intelligence humaine pour redresser la barre. D'autant plus que les décisions prises par nos dirigeants laissent à désirer. Ils sont lents, trop lents!

Avec le temps, ils se sont constitué un album de 21 photos en souvenir de tous leurs sommets stériles. En attendant, on nous abreuve de toutes sortes de catastrophes à venir. Nous faisons de notre mieux, par la force des choses, nous sommes devenus des experts en tri sélectif. Le nez dans nos poubelles ne nous empêche pas de penser et de nous questionner: mais que font nos dirigeants? Quand vont-ils voir le mur vers lequel nous nous dirigeons inéluctablement? Avant, ou après être rentrés dedans? Partout, on crie «au feu!», mais on ne voit pas l’ombre d’un pompier pour éteindre l’incendie. Ce qui est très agaçant dans cette histoire «écopaslogique», c'est que rien n'est entrepris pour éviter la catastrophe annoncée.

Lorsque le dernier arbre aura été abattu, la dernière rivière polluée, le dernier poisson pêché, les hommes s'apercevront que l'argent n'est pas comestible.
Un chef indien

Plusieurs questions s'imposent à mon esprit. S'il existe un réel danger pour la planète et l'humanité, comment se fait-il que rien ne soit entrepris pour l'éviter? Comment se fait-il, une fois de plus, que l'aspect financier, je veux parler des profits des grandes entreprises pétrolières et autres intérêts économiques juteux pour certains, priment sur notre unique vaisseau spatial et la survie de l'humanité tout entière? Quand bougera-t-on? Avant, ou après le déluge?

Je suis lassée de lire, ou d’entendre que certaines mesures seront prises vers 2030 ou 2050. De qui se moque-t-on? La plupart de nos élites ne seront plus de ce monde, et par conséquent, nous ne pourrons pas les assigner en justice pour non-assistance à personnes en danger.

À ce jour, il existe déjà plusieurs alternatives pour se substituer au diktat du pétrole, des matières fossiles et autres substances polluantes. Mais, les dirigeants politiques et économiques mettent un frein pour effectuer un passage progressif et en douceur aux énergies vertes. Doit-on attendre qu'il y ait une catastrophe pour agir? La réponse est non! Alors, Messieurs du haut de votre perchoir doré, daignez vous pencher sur l'avenir de l'humanité, et ce, dans les plus brefs délais. C'est maintenant qu'il faut agir avant qu'il ne soit trop tard. Faire des constats, c'est bien, changer de paradigme… C'est mieux! Osez, Messieurs, osez le changement pendant qu'il en est encore temps!

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