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Août 2015 
Les méandres du capitalisme
Auteur : Mousse Boulanger

Il est intéressant de se souvenir que l’étymologie du mot «capital» est, en latin, capitalis, c‘est-à-dire «caput» signifiant tête, source. Ne nous a-t-on pas répété: «les petits ruisseaux font les grandes rivières!». La source du capitalisme découle de l’argent amassé pour en faire un instrument de production amené à rapporter des intérêts venant grossir le ruisseau pour en faire un fleuve. Autrefois on parlait en sous, puis en francs. Le billet de mille francs était rare, il s’est imposé durant le vingtième siècle, et le 21e a ouvert la porte aux millions, pour parvenir à des amendes américaines insensées à plusieurs milliards.

Les fortunes peuvent se diviser en capitaux fixes: sols, forêts, portions de mer, mines, constructions, machines, etc., ou en capitaux de circulation: la main d’œuvre, les marchandises, les matières premières, la monnaie.

Toute matière doit rapporter, qu’elle soit vivante ou inerte. Le capitaliste peut s’enrichir par le jeu naturel de l’offre et de la demande. Il faut donc que le salaire de ceux qui produisent l’offre soit calculé sur le consommateur, il faut que celui-ci achète, consomme au-delà de ses besoins vitaux. Alors on le persuade chaque jour qu’il doit acheter une nouvelle télévision, un ordinateur de voyage, une piscine pour son jardin, un ensemble de bagages pour ses prochaines vacances et puis un Smartphone dernière nouveauté. Sans tous ces objets, impossible d’être heureux! Les multinationales vous l’assurent, car elles seules savent distribuer le bonheur!

Elles ont fait de nous les privilégiés du confort, du bien-être, au détriment des pays d’Afrique, d’Amérique du sud, les trois quarts de la planète pour qui la misère et la faim sont quotidiennes. Qui s’en soucie? Quelques figures se sont levées, comme Pierre Rhabi, Marianne Sébastien, quelques autres. Aurons-nous le courage de les suivre car il n’est plus temps de ne penser qu’à notre porte-monnaie, à nos achats, à notre mode de consommation. Il faudra renoncer à nos privilèges suisses pour penser à «vivre ensemble» si nous voulons sauver notre avenir et celui de nos enfants.

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