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Juin 2014 
Une parcelle d’infinitude
Auteur : Rémy Cosandey

Une parcelle d’infinitude
Emilie Salamin-Amar
Édition Planète Lilou
2014

Depuis 2003, Emilie Salamin-Amar a déjà écrit 22 livres. Son dernier est certainement le plus beau, le plus achevé et surtout le plus émouvant. Il raconte l’histoire de Pablo Chélanou et de sa femme Yselle. En réalité, sous ces noms d’emprunt, se cachent l’auteure et son mari, Jean-Paul Salamin. La phrase de Shakespeare citée au début du roman résume tout: «Si un jour je meurs et qu’on m’ouvre le cœur, on pourra lire en lettres d’or, je t’aime encore».

Les 200 pages du livre sont un véritable hymne à l’amour, à la fidélité, au combat contre la maladie. Jean-Paul, gravement atteint dans sa santé, lutte pour sa vie, pour rester auprès de celle qu’il chérit, avec qui il partage sa vie depuis 42 ans, qu’il traite de «princesse adorée», qu’il qualifie de son «amour de tous les jours». Une transfusion sanguine permet au malade d’obtenir une rémission. Dès ce jour, il n’a plus qu’une obsession: trouver la personne qui a donné son sang pour le sauver. Une longue quête s’engage, faite d’espoirs et de déceptions. Et tout se termine par une extraordinaire coïncidence!

Au passage, Pablo explique pourquoi il surnomme «Bambou» sa bien-aimée: «C’est parce que tu plies en cas d’orage, mais tu ne romps pas. Tu as en toi des ressources inépuisables». Plus loin, il explique sa philosophie de la vie: «Certaines personnes sont persuadées que c’est l’argent qui fait le bonheur. Mais moi, je peux te le dire, le crier haut et fort; c’est faux! Un regard échangé, suivi d’un petit frisson, deux bouches qui fusionnent, et c’est la révolution dans un organisme humain. L’amour, ça donne des ailes, ça rend les gens invincibles. C’est le plus beau sentiment qui puisse exister».

Une parcelle d’infinitude, c’est l’histoire de Roméo et Juliette, de Tristan et Iseut: un amour qui résiste au temps et aux épreuves. Emilie Salamin-Amar l’exprime bien dans sa conclusion: «Le passé est assurément éternel, tandis que le présent, plus fugace, qui joue à cache-cache avec le temps, a tendance à s’effacer rapidement, sans laisser de traces. Alors que l’avenir est incertain, on pourrait dire improbable… imprévisible… surprenant… »

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