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Février 2018    [60]
Garder le contact avec la nature
Auteur : Christiane Betschen-Piguet

Changer nos habitudes… et le monde! Le thème de ce forum est bien dans l’air du temps; la situation devient si chaotique, avec son individualisme à outrance, son lot de violences, de trop de tout, de surconsommation matérielle. Le monde actuel a perdu le contact avec la nature, une nature qu’il saccage sans scrupules.

Peu à peu, aux quatre coins de la planète, des gens s’interrogent, réagissent et entreprennent des actions pour lutter contre le marasme ambiant.

En décembre dernier, j’ai lu successivement trois journaux, parus presque en même temps qui traitaient de ce sujet: le journal de la décroissance Moins avec le thème «relocaliser pour décroître», la revue Moneta, publiée par la Banque alternative suisse (BAS) avec un article intitulé «Se transformer soi-même pour transformer le monde» et, enfin, Le Courrier a consacré une page entière à «L’ère détox».

Que peut-on changer dans nos habitudes qui ait des répercussions plus loin?

Garder le contact avec la nature me semble primordial. C’est un vaste sujet et il y a beaucoup de domaines où l’on peut constater que ce lien n’existe plus. Réflexion faite, il est un domaine qui me tient à cœur: celui de la santé et des abus qui gonflent l’importance du monde médical.

Il y a sur l’ensemble de la planète beaucoup de gens malades, victimes de leurs conditions de vie, de leur hérédité (souvent atteintes par des agents extérieurs), c’est à ces personnes-là que la médecine devrait se consacrer et accorder des soins de la meilleure efficacité possible quels que soient leurs moyens financiers. Hélas, la situation est bien différente: partout où il y a assez d’argent pour assurer un certain confort, et surtout dans notre monde occidental, les gens courent chez le médecin au moindre bobo. Ils n’admettent pas de vivre l’usure de leur corps. Prenons exemple sur les animaux sauvages (ceux qui ont la chance de vivre un cycle de vie non interrompu par un engin mécanique ou un tir d’humain), ils perdent peu à peu leurs forces et réduisent d’autant leurs activités jusqu’à ce que mort s’ensuive. Un cycle naturel que l’être humain ne veut plus admettre pour lui-même.

Avec la course effrénée vers toujours plus de traitements coûteux, d’analyses et d’opérations sophistiquées, on fausse complètement les données de cette part de l’économie. En Suisse, par exemple, le monde des assurances-maladie dicte sa loi, grève les petits budgets et se fait rembourser par l’Etat, donc par nous les contribuables, les sommes qu’ils ne peuvent percevoir directement. Ces sommes pourraient être consacrées au mieux-vivre de toute la population.

J’ai fait mon choix, j’accepte mes petits maux, les soigne avec des remèdes simples, vis en fonction de mes capacités du moment et quand sera venu le temps de quitter cette terre, j’espère partir sereinement.

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