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Décembre 2017    [51]
Une lettre qui dit le bonheur
Auteur : Bernard Walter

Cet été, mon amie Corinne est partie de la Vallée de Joux sur son vélo tout neuf, elle est descendue aux Saintes-Maries-de-la-Mer. Elle m’a écrit cette lettre, de sa si jolie écriture. (BW)

«Envie de t’écrire ce matin. Envie de te dire comme la mer est belle, comme le ciel est bleu et comme toute cette harmonie emplit mon Coeur et mon Âme de beauté heureuse. Et quand il y a la Beauté, il y a l’Amour.

Je suis tombée amoureuse de cette région si sauvage. Dès que l’on a dépassé les dernières zones habitées, on peut avoir l’impression d’être arrivé au bout du monde; on peut alors marcher longtemps, très longtemps, avec comme paysage la mer, le sable, les étangs, les flamants roses, les chevaux «semi» sauvages, les goélands et le vent, ou plutôt le mistral. Puis quelques petits rus ornés de sel bien blanc sur les bordures. On en croirait presque en Dieu!

Quelle Belle Vie que celle des vacances et je mets beaucoup de temps à prendre le temps et dès que je suis dans la contemplation tranquille, cela me fait un grand bien, j’aurais envie de m’y complaire et d’y rester des heures.

Corinne, ton Amie de toujours. »


Après son retour, je demande à Corinne si elle veut écrire un texte sur le bonheur, parce que je sais bien que le bonheur, pour elle et pour les Autres, est au coeur de sa philosophie de vie.

«Mon Ami Soleil,
Un texte sur le bonheur? Pour toi je l’écris.

Ô Toi, Bonheur,
Mon si bel et imparfait Compagnon,
Quand tu viens effleurer mon Ãme avec délicatesse, une subtile nuance de Paradis s’insinue en moi.
Mon corps se compose alors de légèreté divine, mes doigts deviennent de velours.
Mes pensées s’envolent là… au loin… pour créer un monde de Beauté parfaite.
La nature s’amuse de son don de féerie,
s’accordant à une discrète mélodie.
Un parfum de joyeuse éternité flotte, dégustant la moindre poussière;
La lune peut se lever, majestueuse,
apparaître tous les jours nouvelle,
se mêler de mes moindres émotions,
s’emparer de mes rêves secrets.
Et, quand disparaissent les délicatesses,
je Te traite d’imparfait Ami
et, … c’est très bien ainsi.»

Corinne Reymond-Golay, Le Pont (Vallée de Joux)

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