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Octobre 2014 
Être connecté au virtuel ou à la réalité?
Auteur : Emilie Salamin-Amar

Comment faire lorsque l’on est branché en permanence sur toutes sortes de gadgets informatiques? Un iPod dans les oreilles, les yeux rivés sur leur Smartphone, les jeunes et les moins jeunes d’aujourd’hui, ne sont plus vraiment connectés à la vie réelle. Abreuvés de musique qu’ils écoutent en boucle, la tête pleine d’images, adeptes des vidéos en ligne, ils zappent l’idée même de participer aux différentes votations.

Il suffit de prendre le train ou n’importe quel transport en commun pour s’en rendre compte. Isolés dans leur bulle virtuelle, ils déambulent dans cet espace meublé de sons et d’images sans plus se préoccuper de la vie de la cité. Les gens ne se regardent plus, ne se parlent plus dans les espaces publics. Seules une minorité de jeunes ainsi qu’une majorité de vieux votent encore, se sentent concernés par la politique de notre pays. Mais d’où vient ce désintérêt de la chose? On pourrait émettre l’hypothèse du fait que les jeunes, sachant qu’ils sont minoritaires, savent que leur voix ne pèsera pas lourd dans la balance de la pyramide des âges. Alors, pourquoi perdre du temps à s’informer, suivre l’actualité, les débats politiques, si l’on sait d’avance que l’on part perdant?

Mais comment en est-on arrivé là? Petit retour en arrière dans le temps, avant l’invention de tous ces appareils qui anesthésient les cerveaux. Qu’avons-nous à offrir à cette jeunesse? Lorsque l’on écoute les infos ou qu’on lise les journaux il y est question de crises boursières à répétition, de malversations en haut lieu, de chômage, de pauvreté, de crise du logement, de l’enrichissement de certains, de guerres un peu partout sur la planète. Et pour ne rien gâcher au tableau catastrophique, un environnement pollué.

Si l’on regarde ce qui se passe à nos portes, dans les pays défavorisés, des révoltes naissent chaque jour, et les gens finissent par s’entre-tuer. Lorsque l’avenir est compromis, que l’on ne peut plus se projeter à long terme dans celui-ci, il y a danger que les révoltes se propagent comme un jeu de dominos. On pourrait donc imaginer que ces outils informatiques aient été fabriqués pour plonger toute une génération dans une sorte d’anesthésie générale. Serait-ce un autisme programmé pour éviter les remous sociaux? La tête dans le web, les jeunes avancent comme des automates en attendant des jours meilleurs, que la société dans son ensemble veuille bien prendre en compte leur existence. S’ils se sentent concernés par des projets d’avenir les incluant, ils reviendront en masse vers les urnes sachant pertinemment que l’abstention est de loin la plus mauvaise des solutions.

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