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Juin 2010 °
Droits de l’homme: attention danger !
Auteur : Comité rédactionnel de L'Essor

On les appelle aussi les Droits humains. On peut même leur ajouter leur corollaire: les devoirs. Mais nous nous en tiendrons dans cet éditorial à leur terminologie officielle: les Droits de l'homme. Sur le plan international, c'est le Conseil des Droits de l'homme qui est chargé de les faire respecter, en particulier la Déclaration universelle des Droits de l'homme adoptée et proclamée par l'Assemblée générale des Nations unies le 10 décembre 1948.

Il est utile de rappeler quelques grands principes de cette déclaration. A l'article 1, il est dit: «Tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droit. Ils doivent agir les uns envers les autres dans un esprit de fraternité». L'article 2 affirme: «Chacun peut se prévaloir de tous les droits et de toutes les libertés proclamés dans la présente Déclaration, sans distinction aucune, notamment de race, de couleur, de sexe, de langue, de religion, d'opinion politique ou de toute autre opinion, d'origine nationale ou sociale, de fortune de naissance ou de toute autre situation». Enfin, l'article 5 assure: «Nul ne sera soumis à la torture, ni à des peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants».

Selon Amnesty International, ces règles ne sont pas respectées dans de nombreux pays. Parmi ceux-ci, plusieurs siègent au Conseil des Droits de l'homme, notamment l'Arabie Séoudite, la Chine et la Libye. La récente nomination de ce pays a été contestée par plusieurs dizaines d'ONG qui estimaient la Libye indigne de siéger dans cet organisme. Rien n'y a fait: la Libye du colonel Kadhafi a recueilli 155 voix sur 192 votants. Il y a de quoi s'inquiéter de la conception qu'ont certains pays des Droits de l'homme.

Les pays occidentaux respectent globalement les Droits de l'homme mais on peut avoir quelques inquiétudes en lisant l'actualité. En Suisse, sous prétexte qu'il y a trop de jeunes qui demandent à être affectés au service civil, on remet en question le libre choix des citoyens. En Espagne, le célèbre juge Baltazar Garzόn, celui qui a fait arrêter le général Pinochet, est suspendu parce qu'il a proposé d'ouvrir une enquête sur les disparitions de la guerre civile et du régime franquiste. Même dans les pays dits développés, la régression démocratique nous menace si nous ne réagissons pas immédiatement dès que des droits acquis sont menacés.




Mes doigts depuis longtemps
s'écorchent sur le vide
et ma voix de crier
s'étrangle de ses mots

Francis Dindeleux, Dérives

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