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Décembre 2007 
Faut-il brûler les rites?
Auteur : Mousse Boulanger

Faut-il brûler les rites?

Éditions de l'Hèbe, collection La Question
sous la plume de Pascal Lardellier

Les rites remplissent d'inestimables fonctions pour le corps social et pour les diverses communautés qui le forment. Ils s'inscrivent dans la tradition et dans les coutumes. On pense au mariage et à sa robe blanche, aux examens qui couronnent des années d'études, aux faire-part et cérémonies de deuil, aux fêtes qui accueillent la naissance, etc. Le rite se doit d'avoir une image spectaculaire, d'être mis en scène, d'être répété. L'auteur précise: «Certains rites deviennent d'ailleurs des spectacles à part entière pour les touristes ou les téléspectateurs qui assistent par millions aux Ouvertures officielles des Jeux Olympiques ou aux mariages royaux». Les rites véhiculent des contextes hautement symboliques. Ils sont ressentis comme des instants privilégiés, qui rassurent, qui s'inscrivent dans la mémoire, qui aident à franchir un passage, à transfigurer la douleur. Il est important de ne pas perdre ou détruire les rites qui jalonnent nos vies: la carte de condoléances, celle de félicitations ou de la nouvelle année, l'envoi de fleurs, le coup de téléphone, gestes qui font vivre l'amitié, car sans rites il n'y a plus d'amitié. L'auteur termine par ces mots: «Le rite, comme formidable ouverture à autrui et creuset donnant une forme sociale à la relation, tout à la fois porte et pont».

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