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Décembre 2006 
La longue nuit
Auteur : L'équipe rédactionnelle

Quand arrive décembre, une frénésie gagne les élèves et enseignants de nos écoles. Le compte à rebours de Noël se met en marche. L’impatience et le trépignement des élèves se font sentir. On se met à décorer la classe de guirlandes, de sapins découpés, de vitraux et d’anges. On cherche des activités et des textes reliés à Noël. On va écouter la chorale des enfants, des collectec de denrées non périssables se déroulent ici ou là. On organise goûters, petits déjeuners en classe, film, jeux libres, chants, spectacles et même parfois échanges de cadeaux.

Année après année, cette période de Noël se célèbre aussi à l'école. Quand des élèves appartenant à d’autres commu-nautés culturelles fréquentent une classe, cette célébration revêt aussi son importance. On tient à leur faire partager nos traditions et notre joie à l’approche de ce temps de Noël. Pour certains de ces élèves, Noël est connu, mais célébré de façon différente. Pour d’autres, cette frénésie et cette impatience à l’approche d’une fête leur est familière, mais pas nécessairement au moment de «notre» Noël. Comment s’y prendre alors pour permettre à tous ces enfants (suisses ou non) d'y trouver leur place? Comment nous aussi nous ouvrir au monde... et aux autres? Et que savons-nous des légendes et contes de Noël étrangers ou d’autres fêtes aussi importantes que Noël, pour certains de nos frères humains, qu'il s'agisse de l’Aid-El-Fitr (fin du ramadan), de Hanukkah ou du Nouvel An chinois?

Au delà des symboliques, l'important serait peut-être de se rappeller que, depuis que les civilisations savent mesurer le temps, solstices et équinoxes ont toujours été célébrés. Le 21 décembre est la nuit la plus longue de l'année. Outre qu'on la croit propice à la naissance des anges, cette longue nuit est l'occasion de manifester l’indéfectible espoir enraciné dans les coeurs. Espoir ou foi qui seuls nous permettent de croire aux lendemains meilleurs, et plus prosaïquement au retour du printemps, malgré la violence des hommes et la fragilité de la vie. C'est à cette longue nuit que le clergé a juxtaposé plus tard sa fête de Noël, décalée de 4 jours depuis au gré des inévitables remanie¬ments du calendrier.

Mais l'essence est toujours là: c'est au creux de la nuit la plus longue qu'il importe de croire en la lumière. C'est quand l'amour s'éteint qu'il faut être prêt à le voir se rallumer sous d'autres formes. C'est quand on désespère devant la guerre qu'il faut croire très fort en la paix. Et c'est lorsqu'on croit légitime de désespérer de la jeunesse qu'il faut l'accompagner avec compassion dans sa croissance. C'est pourquoi les voeux de paix, entre les êtres comme entre les nations, n'ont rien perdu de leur valeur. (À ce sujet, avez-vous fait signer autour de vous l’initiative contre l’exportation du matériel de guerre, que vous avez reçu avec le numéro précédent ?).

L'éducation à la paix commence… par l'éducation. C'est le thème de notre forum de ce mois. L'Essor vous souhaite à toutes et à tous un Noël de paix et d'amour.

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