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Juin 2006
Rien sans le secours des autres
Auteur : Mousse Boulanger
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(Essais et réglages en février/mars 2020)
Les valeurs de l'essor
La pratique de la solidarité

«C’est la vie, elle est préférable avec ses blessures et ses douleurs, aux noires ténèbres du dégoût, au poison du mépris, au néant de l’abdication, à cette mort du coeur qu’est l’indifférence». (Honoré de Balzac)

L’indifférence, l’individualisme, voilà une attitude de l’esprit qui pousse les êtres à se replier sur eux-mêmes, à refuser le partage, à craindre le contact de ses semblables. On ne peut pas se sortir de toutes les situations que la vie impose, sans le secours des autres. Il faut la présence d’êtres aimés, de voisins, même d’inconnus pour briser la chape de plomb qui pèse sur nous lorsque le destin nous jette la souffrance en pleine figure. Cela s’appelle la solidarité. Partager sa douleur avec des proches, lire dans le regard de ses amis toute la compassion que l’on espère inconsciemment lorsque le malheur s’abat sur nous, mais aussi aider les autres à vivre chaque jour avec la joie au coeur quand l’existence nous réserve des heures de bonheur, se souvenir du mot fraternité.

L’époque dans laquelle nous vivons n’a plus rien de ces élans fraternels dans lesquels baignaient les anciens qui n’hésitaient jamais à prendre en charge plus déshérités qu’eux. Que l’on pense à Henri Dunant, le fondateur de la Croix Rouge. Sans l’esprit de solidarité il ne se serait pas tourné vers la souffrance de son prochain. Bien sûr notre société est âpre, impitoyable, tournée vers le profit, mais à l’intérieur de nous, au plus profond de nos pensées, ne reste-t-il pas une place pour un sentiment d’humanité, une nécessité de communication, une réelle envie de solidarité? Notre soi-disant complète indépendance des autres est une illusion qui peut nous rejeter dans la solitude de l’âme.

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