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Août 2014 
Lavigny: au carrefour du dispositif social vaudois
Auteur : Robert Curtat

À sa naissance en 1907, l’institution de Lavigny répond aux exigences morales et religieuses de ses créateurs en apportant un soutien pratique à seize jeunes épileptiques. Un siècle plus tard, elle est au carrefour du dispositif social vaudois en accueillant chaque jour plus de cinq cents personnes représentant un large spectre des difficultés. Huit cents professionnels qui se partagent environ six cents places de travail assument leur prise en charge.

Si l’exigence originelle – agir pour la vie – demeure, les missions couvrent aujourd’hui un champ toujours plus large exigeant une adaptation des moyens. À travers l’institution de Lavigny, notre système social et de santé répond à l’affirmation posée en titre. Thierry Siegrist, directeur général de Lavigny, précise pour les lecteurs de l’essor:

Logo de l'institution de Lavigny
Voir leur site web

Pouvez-vous présenter les missions confiées à l’institution?

L’accueil des personnes atteintes dans leur autonomie ou leur santé implique:

Ces missions appellent des traitements et des moyens différenciés. Pouvez-vous éclairer ce champ ?

Notre action est basée essentiellement sur la relation individualisée avec les personnes accueillies. Si on a recours à des moyens techniques spécifiques, l’essentiel vient de nos collaborateurs représentant près de septante professions différentes dans les domaines de l’éducation, de l’enseignement, de la santé mais aussi de la restauration, de la technique, de l’intendance, de l’administration, sans compter les aumôniers et les bénévoles. Par notre capacité d’innovation, la formation de nos collaborateurs, en participant à la recherche et au développement ainsi qu’à la transmission du savoir, nous tentons de répondre aux nouveaux besoins

Pouvez-vous présenter les règles qui dictent le financement de vos missions ?

Chacune de nos actions est régie par des lois et règlements émanant du niveau fédéral ou cantonal avec leurs organes payeurs qui appliquent chacun des règles différentes. Dans les domaines de l’enseignement et de la prévoyance, c’est la subvention à l’objet qui prévaut. Ici les montants versés couvrent une partie de nos coûts reconnus. Dans la santé on parle de financement du sujet et les montants versés sont en relation avec notre capacité à fournir des prestations économiques et de haute qualité. Une partie de nos recettes provient aussi des caisses-maladie ou des bénéficiaires. Cette diversité conduit parfois à des situations cocasses. Comment et sur qui répartir le coût d’un nouveau plan de cuisson pour les repas pris par des élèves, des résidents, des travailleurs en ateliers, des patients, des collaborateurs et des visiteurs?

Est-ce que, dans l’un ou l’autre des secteurs où vous êtes actifs, vous attendez des progrès techniques ?

Les connaissances évoluent dans tous les domaines, mais c’est clairement dans le champ médical que les progrès s’annoncent les plus spectaculaires. De nouveaux équipements permettent déjà d’aller toujours plus loin dans les possibilités de rééducation, par exemple pour assister le réapprentissage de la marche avec des équipements robotisés et des outils de stimulation et de réalité virtuelle. Sans parler des neuro-prothèses qui permettront de pallier certains manques en remplaçant des membres ou des fonctionnalités perdues par la greffe d’organes artificiels contrôlés directement par le cerveau. Nous sommes entrés dans l’ère de «l’homme augmenté».

Comme dit le poète chinois «toutes les fleurs de l’avenir sont dans les semences du présent».

Propos recueillis par Robert Curtat

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