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Avril 2014 
Les frontières de la tolérance
Auteur : Pierrette Iselin

Les frontières de la tolérance
Simone de Reyff
Michel Viegnes
Jean Rimeaux
Éditions Alphil, 2013

Les colloques interdisciplinaires sur les valeurs, dont les chapitres de ce livre forment la première série, ont eu lieu chaque année entre 2009 et 2012, dans le cadre du Programme interdisciplinaire d'études catholiques de l'Université de Fribourg.

Ce volume inaugure une collection où sont interrogées quatre valeurs fondamentales de notre identité individuelle et collective, entre hier et aujourd'hui: Les Frontières de la tolérance; Sauver l'honneur?; Risquer la confiance; Le Sacré et ses doubles. Il réunit des contributions provenant de différentes disciplines (philosophie, théologie, littérature, histoire de l'art, sciences historiques) et des témoignages d'acteurs de terrain (droit, politique).

Cet ouvrage, comme les trois autres, rassemble des contributions dont la diversité tient à la fois à l'interdisciplinarité et au point de vue propre à chaque auteur.

La tolérance, en tant que valeur, repose sur un questionnement permanent, lié non seulement à une pensée de l'autre et de la différence, mais aussi aux convictions qui fondent le rapport au réel, ce qui revient à s'interroger sur les frontières mêmes de la tolérance.

Ce sujet fondamental revu aujourd'hui en fonction d'une évolution des mœurs et des habitudes touche des questions que chacun devrait se poser telles que la morale, l'hypocrisie et le laisser-aller.

Dans le chapitre: De la tolérance en politique, l'apport de Jacques Neirinck est éclairant: « Le mot lui-même, affirme-t-il, a deux acceptions, qui ne sont pas séparées par une nuance, mais par une véritable antinomie: il y a tolérance et tolérance, l'une négative comme synonyme de condescendance à l'égard de ce que l'on ne peut ou ne veut empêcher, tout en le tenant pour fondamentalement mauvais; l'autre positive pour désigner le choix de ne pas persécuter ceux qui pensent autrement que soi parce qu'on les respecte en tant qu'êtres humains et qu'ils ont peut-être raison alors que soi-même on a tort. La première utilisation du mot est dédaigneuse, la seconde respectueuse ».

Ce sujet passionnant ouvre la voie à un débat entre tous ceux et toutes celles qui ont à cœur d'envisager l'avenir de façon non sectaire et partidaire.

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