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Avril 2012 °
Un recueil de dogmes souvent fallacieux
Auteur : Janine Favre

Ce thème est le sujet qui, pour moi, a requis le plus de réflexion durant ma vie, sur la base de mon vécu. Après avoir été partie prenante du système médical par une formation d'infirmière, j'en ai finalement renversé les concepts, non  sans souffrance. Aujourd'hui, je considère une bonne partie de la théorie qui nous était inculquée comme un recueil de dogmes souvent fallacieux, méritant d'être reconsidérés, critiqués et réformés. Sans une telle réforme, nous allons certainement vers un effondrement économique et surtout celui des derniers vestiges d'une santé autonome, donc robuste.

Je me suis donc indignée de la loi LAMal en passant à la désobéissance civique, me réclamant de «force de vérité» selon Gandhi: en refusant de payer les primes imposées. Cette loi nous a réellement emprisonnés dans un système qui, prétendant nous sauver, nous enfonce au contraire.

En 2003, j'avais eu l'occasion de faire en France un petit exposé devant une cinquantaine de personnes engagées dans une recherche chrétienne. J'avais intitulé mon  exposé: «Les tables des marchands sont dans le Temple». Je me référais à Celui qui avait enseigné que le corps est le temple de l'esprit, puis qui, un jour, avait pris le fouet pour chasser les marchands du Temple en disant: «Vous avez fait du Temple un repaire de voleurs!». Ma pensée était que la maladie était devenue marchandise. Ce qui impliquait une méconnaissance de la santé dont l'étymologie est tirée du mot salut et aussi du mot sacré. Pour moi, c'est la manifestation de l'ordre divin. Ou si l'on veut, de l'ordre de Vie.

La Vie a prévu un mécanisme d'autorégulation du vivant défiant toute concurrence; et c'est bien cela que nie ou occulte la médecine et la science en général. C'est par cette négation même qu'elle peut construire tous ses artifices et les faire payer cher. Il en résulte une forme de pensée désacralisante de tout ce qui vit et peut ainsi se transformer en marchandise.

Eh bien, mon modeste exposé déclencha une tempête! Un médecin fâché se leva pour me prendre à partie, une infirmière quitta la salle et l'organisateur dû prendre la parole pour calmer les esprits, les uns approuvant, les autres s'indignant! Pour moi, ce fut la preuve que j'avais touché juste. Avec des paroles simples allant au cœur du concept déformé.

Aujourd'hui, nous voyons de nos yeux les aboutissements de ce système que nul ne peut plus redresser; les frais selon la logique capitaliste en vigueur ne peuvent que croître jusqu'à implosion finale. Maîtriser les coûts est pure illusion.

Ce problème d'exploitation liée à la maladie résume en lui-même tous les autres problèmes, ceux de l'agriculture, de l'agro-alimentaire, de l'économie, de la finance, de la gestion politique, et celui de la contre-productivité de tout système organisé.

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