Logo Journal L'Essor
2017 2016 2015 2014 2013 2012 2011 2010
2009 2008 2007 2006 et nos 100 ans d'archives !
Rechercher un seul mot dans les articles :
Index de l'annéeindex de ce numéro Article suivant Numéro suivant
Numéro précédent Article précédent

Août 2011 °
La consommation: un signe de nos détresses mentales
Auteur : Georges Tafelmacher

En plus de son article (en page 10 du numéro imprimé),
Georges Tafelmacher,un de nos fidèles lecteurs, nous
a envoyé quelques réflexionstrès intéressantes.
Nous les publions bien volontiers.


C'est avec joie que je participe à votre forum, estimant que le thème est de la plus haute importance. Effectivement, il ne se passe pas une seule journée sans que nous soyons mis brutalement face aux conséquences de nos choix de société et il est urgent que nous fassions tout pour empêcher l'inéluctable, soit, carrément, la disparition de la vie complexe sur notre Terre. Certes, la vie continuera après nous, mais elle sera réduite à sa plus simple expression, soit les bactéries, vers, moisissures, champignons et autres organismes simples.

En tant que dépositaires de la connaissance et du savoir, notre rôle aurait dû être celui de la conservation de la complexité de la vie et de la pensée holistique mais cette part obscure de l'homme fait que nous sommes emportés par cette vague hallucinante de l'enrichissement à tout prix et de la satisfaction obsessionnelle de nos pulsions autodestructives quasiment inconscientes!

Je pense qu'il serait nécessaire à l'homme de mieux se comprendre et d'entreprendre les démarches nécessaires pour que la vie complexe puisse continuer sa progression constante mais au rythme où vont les choses, ce progrès se fait à reculons et à rebours du bon sens. L'importance que nous avons donné à la consommation est plutôt signe de nos détresses mentales, de nos problèmes psychologiques et toute résolution de nos problèmes de société passerait forcement par une prise de conscience où nous serions capables de faire les choix nécessaires pour que notre Terre perdure et atteignent sa plénitude.

Pour cela, des publications telles que l'essor montrent leurs absolue nécessité et je suis heureux d'y apporter ma modeste contribution, même si je suis conscient que cela ne résoudra pas le problème de la trop grande emprise des centres patronaux et de leurs servants dans l'établissement de cette société disjonctée et polluée qu'ils mettent en avant comme étant celle du «progrès» et du «développement technologique».

J'espère qu'il sortira de ce forum une discussion qui, enfin, obligera les dirigeants économiques et politiques à revoir leurs manières plus que jamais dangereuses, inconscientes et destructives. Il est grave que le sort de notre monde soit entre les mains de personnages peu recommandables qui règnent sans partage sur un monde à leur botte. Cela m'étonne, pour le moins, que ces gens ne se rendent pas compte de leur philosophie aberrante et continuent, malgré toutes les mises en garde, à produire des situations «à la Grecque» où le peuple sera «puni» d'avoir justement consommé comme l'avait exhorté les économistes des Trente Glorieuses.

Espace réservé : Rédaction
© Journal L'Essor 1905-2017   |   Reproduction autorisée avec mention de la source et annonce à la Rédaction  |       Corrections ?