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Août 2010 
Les joyeuses perspectives du néolibéralisme
Auteur : Janine Massard

C'est durant les années Reagan-Thatcher que fut entonné l'air du néolibéralisme: moins d'Etat plus de libertés, laissons les marchés s'autoréguler, que le meilleur gagne en somme. Cette croyance en la sagesse des marchés a abouti au désastre actuel. Que voit-on concrètement? L'enrichissement d'une minorité, Chine comprise, l'appauvrissement de la majorité et l'endettement abyssal des Etats, véritable hypothèque pour les générations futures.

La situation peut virer au burlesque, comme on l'a vu avec l'UBS, où l'Etat vole au secours d'un système bancaire qui a aidé ses clients américains à frauder le fisc de leur pays. Tout fonctionne comme si l'Etat n'avait qu'un seul droit: celui de racheter des crédits pourris d'une banque qui aide ses clients à appauvrir un autre Etat. Les paradis fiscaux, contre lesquels la gauche de ce pays a protesté depuis leur existence, vont dans le même sens. Tant que le cheval à phynances ne s'était point trop emballé, ce procédé énervait moins qu'en période de crise. Et que voit-on aujourd'hui? Des Etats aux abois pour trouver de l'argent.

Selon Jacques Attali, la dette a atteint le point de non-retour, on ne raisonne plus en millions mais en milliards. Si rien n'est entrepris pour rembourser les dettes, c'est un tsunami d'une importance globale qui attend les peuples. Ceux qui courent le plus de risques sont les prêteurs, en l'occurrence les Etats, tous les Etats, qu'ils appartiennent à un système économique ou à un autre. On a eu un exemple d'application pratique de la globalisation avec la Banque Lehmann et les Fonds Madoff puisque la Caisse de pension de l'Etat de Vaud y a laissé quelques millions!

Des économies drastiques doivent être faites, immédiatement, au détriment de la santé, du social, de l'éducation, autant de secteurs déficitaires par excellence. Les Etats ne peuvent plus s'endetter davantage sinon ils devront pousser à fond la planche à billets. Et ensuite, qu'y a-t-il au bout du chemin? Pour Jacques Attali ce serait un gouvernement mondial, pour d'autre la guerre. Tout laisse à penser que l'homo sapiens recourra plus facilement à la guerre qu'à une sorte de gouvernance mondiale.

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