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Février 2008 
Deux initiatives pour la paix
Auteur : Rémy Cosandey

Actuellement, deux initiatives populaires fédérales, ayant pour point commun la recherche de la paix, sont en cours. La première, qui a été déposée le 21 septembre dernier, vise à interdire à la Suisse d’exporter du matériel de guerre. La seconde, qui aboutira probablement dans le courant de cette année, a pour objectif principal d’empêcher que les armes militaires soient conservées à domicile.

La récente découverte d’un avion Pilatus ayant largué des bombes au Tchad au mépris des conditions fixées par les autorités suisses montre bien qu’il est impossible de contrôler l’usage des armes et du matériel que notre pays livre à l’étranger. Résultat: la Suisse prend part aux quatre points du monde à des guerres ou à des troubles qui suscitent la violence, la désolation et la mort.

Sur les 109'000 signatures valides, la Suisse romande a fourni son contingent habituel: notamment 4,8% des électeurs genevois, 3,6% des jurassiens, 3% des neuchâtelois. Dans quelques mois, le Conseil fédéral soumettra l’initiative au parlement, qui devra donner une recommandation de vote, avec ou sans contre-projet. Ce qui est certain, c’est que le peuple sera appelé aux urnes et nous appelons d’ores et déjà chacun à se mobiliser.

«Pour la protection face à la violence des armes»: le titre de la seconde initiative est clair. Il s’agit de renforcer la sécurité intérieure en Suisse, en particulier celle des femmes. Le nombre de suicides et de crimes (actuellement environ 300 par année) commis par des armes militaires pourront ainsi diminués.

On estime aujourd’hui qu’il y a 2,3 millions d’armes à feu dans les foyers suisses (le tiers de la population!). L’exemple des Etats-Unis (avec des massacres de plus en plus nombreux) montre hélas qu’il y a un lieu direct entre le nombre des armes et celui des meurtres qui sont commis avec. La récente tragédie de Zurich (une apprentie coiffeuse tuée d’un coup de fusil par un militaire qui l’a prise par hasard pour cible) ne doit pas se répéter. La place des pistolets et des fusils de l’armée est à la caserne ou à l’arsenal. Il faut cesser de croire qu’un homme est plus viril s’il est armé chez lui!

Il ne sert à rien de dénoncer ou de s’horrifier chaque fois que du sang coule. Il faut signer l’initiative et, au moment voulu, aller voter. Le reste n’est que du babillage.

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